mercredi 7 octobre 2009

Her diary: cinq femmes se lisant.

L'une a posé une fois pour toutes la nécessité d'un choix entre le texte et le sexe.
La seconde parle des corps enlacés, écrit les corps et leurs sexualité.
La troisième utilise l'écriture pour séduire, ou peut-être séduit-elle pour être publiée: sexe et texte font corps dans une partie parfois obscure de son existence.
La suivante découvre en écrivant son journal, l'irréductible pouvoir de l'érotisme. Ce qu'elle ne peut pas ne pas écrire. Son éducation.
La cinquième ajuste son tir en observant les quatre autres, qui se lisent, se lient entre les pleins.
Il y a bien entendu dans cette histoire quelques hommes vagabonds qui se donnent le beau rôle, auxquels les femmes donnent un peu de leur temps, pour lesquels elles veulent bien créer encore un peu de rêve et d'illusion. Ils s'agitent beaucoup et lisent un peu parfois, mais à l'envers, il me semble.
De quelque manière qu'on la torde ou qu'on la prenne, que l'on ne puisse que l'éventrer ou l'étouffer, la littérature dans cette histoire n'est rien d'autre qu'une nécessité. On part de là pour y revenir avec, entre ces deux points d'attache, toute la circulation de ce de quoi les vies sont faites: la voix, le texte, le rire, le sexe et une foule de silences.

6 commentaires:

John a dit…

" la voix, le texte, le rire, le sexe et une foule de silences".
Tout est dit. Je vais essayer pour une fois de faire entendre le mien de silence (je peux quand même sourire n'est-ce pas ?).

Half a dozen a dit…

Pourquoi voudriez-vous vous réduire vous même au silence? Je ne vous connaissais pas ces tendances, John ;-)

John a dit…

J'ai comme un doute: m'avez vous vu en personne pour connaître mon penchant à la déblatération continue ?

doigt de miel a dit…

Sourire en vous lisant...
surtout quand vous évoquez les hommes vagabonds ;-)
Bises

Half a dozen a dit…

Dear John,
Now, that would be nice! (but honestly, I don't think we've met, yet) Je parlais d'autre chose, d'un autre penchant, en réalité ;-)

Half a dozen a dit…

Vous sentez vous vagabond, DDM?