dimanche 4 octobre 2009

Frôler

Toutes ces métaphores félines ont dû me contaminer aujourd'hui.
Je ne conçois plus ma fuite que comme celle d'un chat. un chat qui part à la chasse cependant.
A l'avenir, nous nous garderons d'intensifier ces caresses.
Je vais avoir beaucoup de travail.
Maintenant je sais pourquoi je les gardais à distance.
Par sagesse.
Il va falloir cultiver le frôlement, chérir le silence, boire la confiance à sa source, c'est à dire chez moi et plus chez lui, celui-là que je croyais de toute bonté.
Je suppose que pendant des années, j'ai refusé d'apprendre la rivalité, la corruption, je pensais peut-être m'en protéger en ignorant ces contrées putrides
L'innocence et la naïveté n'ont jamais protégé quiconque de quoi que ce soit.

6 commentaires:

John a dit…

Un chat, c'est pourtant trés indépendant.

Half a dozen a dit…

Dear John,
Les chats sont très indépendants dans l'oeil de celui qui les observe, donc dépendants de ce regard,un peu, aussi, à mon avis ;-)

John a dit…

Quand un chat vous tourne nonchalemment le dos, la taille se balançant avec élégance tout en vous montrant son derrière , insensible au quelconque de vos arguments, mis à part un frétillement des oreilles qui vous indique qu'il n'est point sourd mais juste insensible à votre être, je doute fort que votre regard le touche le moins du Monde.
Je ne puis être chat moi même, le regard des autres m'importe. Mais pas le rgard de tous les autres. Seuls certains m'influencent. La question étant de trouver l'équilibre entre "cultiver...chez moi et plus chez lui (elle)".

Half a dozen a dit…

Pardonnez mon impudence, John, mais il y a des jours où vous me faites l'effet d'un homme qui chercherait des justifications intellectuelles à d'éventuelles "chatteries". J'aime beaucoup votre description de l'aristocratie féline. La confiance absolue serait-elle dans une ignorance du moins temporaire, du désir et du devoir de perpétuer l'espèce? Pour le dire autrement, les chats ont-ils besoin de chatteries?

John a dit…

Je pense ne plus me chercher de justifications depuis lontemps.
Par contre j'adore les comparaisons animales. Est-ce lié à ma culture "instinctive" ?
La confiance absolue et ignorance du désir... Je n'irai pas jusque là, on atteindrait une froideur certaine, sèche et mauvaise pour le teint. Quand au devoir de perpetuer l'espèce, j'avoue que je ne m'y interresse plus guère et je ne peut avoir une approche féminine malgré toute la féminité à laquelle je pourrais faire appel.

Half a dozen a dit…

Darwin, John, Darwin, pas les femmes! ;-)